Santé reproductive (englobe les moyens de contraception, avortement, etc.)

Quelques faits sur l'avortement :  

Procédure médicale & sécurité 

L'avortement est une procédure médicale comme une autre. Lorsqu'ils sont effectués par un.e professionnel.le de la santé dans une clinique ou à l'hôpital, ils font partie des procédures les moins risquées.

Certains malaises légers, tels que des crampes de type menstruel, peuvent être expérimentés au cours de la procédure.

Accessibilité au Nouveau-Brunswick 

Deux types d'avortements sont disponibles au N.-B. : médicamenteux (jusqu'à neuf semaines de gestation) et par chirurgie (jusqu'à 13 semaines de gestation, 15 semaines à la clinique 554). 

Il n'y a que trois points d'accès aux avortements chirurgicaux financés par les fonds publics, soit deux à Moncton et un à Bathurst. Le processus d'accès à l'avortement médicamenteux n'est toujours pas clair, mais ce médicament est couvert par l'assurance-maladie.

Stigmatisation 

  • Un avortement est nécessaire dès que la femme ou la personne enceinte décide qu'elle en a besoin. Aucune justification n'est nécessaire pour effectuer ce choix.

  • Il est important de prendre en compte que ce ne sont pas seulement les personnes s'identifiant comme femme qui ont besoin d'avortement, et que les personnes de toutes identités de genres doivent avoir accès à cette procédure.

Situation actuelle au Nouveau-Brunswick : 

En 2019, 547 avortements ont été pratiqués dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick (sans compter ceux de la clinique privée 554) (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1365262/clinique-554-fredericton-avortement-chiffres-nouveau-brunswick)

​​

  • Le manque d’information et de sensibilisation, le non-respect de la Loi canadienne sur la santé en ce qui a trait aux services d’avortement, ainsi que le manque de services en français sont des facteurs identifiés par le RFNB contribuant à un manque flagrant d’accessibilité aux services d’avortement au Nouveau-Brunswick.

  • Le Nouveau-Brunswick est la seule province où les cliniques d’avortement ne sont pas financées par l’assurance maladie. (Ceci est en raison de l’annexe 2 du règlement 84-20 de la  Loi sur le paiement des services médicaux au Nouveau-Brunswick, stipulant que seuls les avortements pratiqués dans des hôpitaux seront couverts par l’assurance-maladie.) 

- Ce règlement contrevient à la garantie du droit à la sécurité de la personne et le droit des femmes à l’égalité établi par la Loi canadienne sur la santé  et la  Charte canadienne des droits et des libertés  (Justice reproductive Nouveau-Brunswick, 2014).

  • Malgré l’arrivée de la pilule abortive Mifegymiso au Canada en 2015, son accessibilité demeure toujours restreinte. Seulement quelques médecins à travers la province ont complété la formation nécessaire pour la prescrire. Par ailleurs, aucun répertoire public n’est accessible en ce moment afin de permettre aux femmes de contacter les médecins ayant suivis cette formation.

  • L’avortement demeure toutefois un sujet extrêmement stigmatisé, particulièrement pour les jeunes femmes. Cette stigmatisation permet aux mythes à l’égard de l’avortement de se développer et d’être diffusés à grande échelle, et expose les femmes qui interrompent une grossesse non-voulue à la honte, au harcèlement et aux préjudices sociaux. 

  • L’accès demeure encore très limité pour les femmes vivant en milieu rural ou ayant des moyens financiers restreints en raison des coûts associés au déplacement, la rareté du transport collectif interrégional et le coût pour l’avortement même.

POSITIONS DU RFNB

 

Le RFNB demande ainsi au gouvernement d’assurer des services d’avortements universels, gratuits et de qualité. 

POSITIONS DU RFNB

 

Le RFNB demande ainsi au gouvernement d’assurer des services d’avortements universels, gratuits et de qualité. 

Points de service : 

  • Les services d’avortement sont des procédures médicales comme les autres, ils doivent être disponibles partout.

  • Il faut ouvrir la conversation sur la possibilité d’offrir les services de santé génésique dans des cliniques communautaires. Ces centres vont permettent l'accès aux soins de santé inclusifs et de qualité hors des hôpitaux. 

 

Que le RFNB réaffirme sa position sur la justice reproductive, notamment sur l’accès à l’avortement, en tenant compte du climat politique actuel et de la montée du mouvement anti-avortement.   (AGA 2019)

Universalité des soins de santé : 

  • Les services d'avortement sont des soins de santé comme les autres et doivent être disponibles partout.

  • Ils doivent être accessibles, gratuits.

  • Doivent nécessiter le moins de déplacement et de rendez-vous possibles, qui  permettra un accès facilité pour les personnes en milieu rural.

  • Les centres doivent être respectueux du choix des femmes, des personnes trans et intersexes, sans jugement ni discrimination.

  • Les services doivent être confidentiels, discrets,  humains et empathiques. Ils doivent également offrir un appui et un soutien qui favorise une prise de décision éclairée.

RÉFÉRENCES : 

 

AUTRES RESSOURCES : 

Ce document ne prétends pas être un avis médical. Pour trouver de l'information plus précise, veuillez consulter un.e professionnel.le de la santé : 

  • Bibliothèque féministe!

  • Sur la douleur fœtale : cliquez ici

  • Sur la douleur de la personne enceinte et la sécurité de la procédure : cliquez ici

  • Sur les points de service au Nouveau-Brunswick (public et privé) : cliquez ici

  • Sur les points de service au Canada : cliquez ici

  • Sur le programme d'avortement médical : cliquez ici

Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick

236 rue St George, bureau 315
Moncton
Nouveau-Brunswick
E1C 1W1
506-381-2255

 

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